Skip to Content

Faire Une Pause Pour Son Bien-être Ou L’art De Ne Rien Faire

Faire Une Pause Pour Son Bien-être Ou L’art De Ne Rien Faire

Faire une pause des questions existentielles de temps en temps est quelque chose dont chacun.e d’entre nous a vitalement besoin régulièrement.

Que ce soit pour un nouveau départ, à cause de problèmes de couple, parce que vous avez besoin d’espace, pour votre propre bien-être, pour se concentrer sur les bonnes questions, pour surmonter un mal-être, pour accroître le manque de l’autre, réfléchir sur la question de l’infidélité, sur votre relation amoureuse, sur votre rupture amoureuse.

Le temps de pause est le temps de la réflexion sur sa vie de couple, sur sa vie privée, sur une rupture définitive dans une certaine relation. Pour qu’une pause soit véritablement une pause efficace, il faudrait qu’elle soit vraiment bien faite.

Alors que faire pour qu’une pause soit bien faite et pleine de sens pour véritablement vous aider en vous donnant rendez-vous avec vous-même en toute authenticité ?

Parce que we should all have a break, nous avons tous.tes besoin d’une pause, sans exception. Encore faut-il savoir la prendre, cette pause.

Cet article propose quelques réflexions sur la notion et le pratique de la pause autant sur un plan individuel que collectif. Et pourquoi pas pratiquer la pause comme philosophie de vie et mode de vie !

Tout le monde a besoin d’une pause

Jeune femme se détendre dans une chaise près de la fenêtre à la maison

Nous avons tous nos propres limites. Il arrive toujours un moment où nous dépassons nos limites ou bien nous sommes sur le point de les dépasser.

Ça peut se passer au travail, dans nos relations intimes, dans nos relations amicales, dans nos relations professionnelles. Mais attention au burn out ! Personne n’en est malheureusement à l’abri.

Avant que la grande catastrophe ne se produise, il faudrait pouvoir savoir s’arrêter à temps. Plus facile à dire qu’à faire me diriez vous. Et oui, je vous le confirme, c’est bien plus facile à dire qu’à faire. Certes.

Mais c’est pour cela qu’il est vraiment important de se souvenir de l’existence de ses propres limites et de les identifier. D’apprendre à s’écouter en somme.

De cette manière, on apprend à mieux se connaître soi-même et à identifier ce qui nous fait du bien ou au contraire ce qui nous fait du mal. On apprend ce qui nous use ou à l’inverse ce qui nous stimule et nous donne du peps, ce qui nous nourrit.

De cette façon, on repère où sont nos limites et on apprend non seulement à les respecter mais aussi à les faire respecter en apprenant à les communiquer aux autres.

Il n’y a rien de pire que de se sentir happé.e par des conditions extérieures à soi. La première étape consisterait donc en la reconnaissance de son propre besoin de prendre une pause, de s’arrêter, de respirer, de se détendre, de prendre ses distances, parfois aussi de dire non quand on ne peut plus.

Une fois que la nécessité de faire une pause est pensée, acceptée et intégrée, la question suivante qui se pose est celle qui porte sur la façon de faire une pause.

Quelles peuvent être les différentes manière de faire une pause ? En voici une sélection.

L’art de ne rien à la néerlandaise : le Niksen

Belle femme gardant les mains derrière la tête et regardant à travers une fenêtre avec le sourire alors qu'il était assis sur son lieu de travail

Le Niksen est le concept néerlandais qui promeut un art de ne rien faire. Pour pratiquer le Niksen, rien de plus simple : il suffit de vous arrêter. S.T.O.P. C’est aussi simple que cela. Pourtant, ce n’est pas toujours si facile à réaliser.

L’idée est de s’arrêter complètement, par exemple, pendant une tâche au travail, même pendant quelques minutes, et de laisser son esprit vagabonder sans intervenir, sans réfléchir intentionnellement, sans orienter ses pensées.

Le Niksen est une pratique que vous pouvez vraiment intégrer au quotidien, même à petites doses, mais le résultat sera grand. Le Niksen permet de reposer le cerveau, de faire baisser le stress et l’anxiété dans une société dans laquelle la productivité et la compétition sont des valeurs reines destructrices.

Le Niksen a des airs de méditation ou de pratique de la pleine conscience. Sauf que le Niksen est différent en tant qu’il n’induit pas nécessairement un ancrage dans le présent.

Il permet au contraire de laisser son cerveau errer ci et là sans contrainte spatio-temporelle. Pas besoin, donc, de se focaliser sur l’ici et maintenant.

Ce qui est sûr, c’est que le Niksen ne fait de mal à personne. À l’inverse, il permettrait même de rendre votre cerveau plus disponible pour vous. Alors pourquoi ne pas s’y essayer !

L’art de ne rien faire ou presque : la procrastination

belle jeune femme se détendre à la maison avec une tasse de café

Un autre moyen de faire une pause ou des pauses, c’est la procrastination. La procrastination est souvent très mal vue dans la société capitaliste où le travail, l’efficacité, la productivité et la ponctualité sont des valeurs mises en avant.

Elle est même parfois considérée comme une sorte de maladie à éviter. Mais procrastiner, c’est quoi exactement ?

Procrastiner, c’est précisément reporter à plus tard (temporalité inconnue) une tâche qui pourrait être effectuée dans le moment présent ou dans un temporalité très proche du moment présent. Procrastiner, c’est remettre à un lendemain incertain ou inconnu.

C’est mettre une tâche en pause. Il y a plusieurs (bonnes) raisons à procrastiner : la flemme, le manque d’intérêt, l’envie de faire d’autres choses à la place, le manque de motivation…

La procrastination c’est le plaisir de remettre les choses à un lendemain hypothétique.

Procrastiner, c’est reprendre le pouvoir sur la décision de ses propres activités. Comme le disait Nietzsche : ”  celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée est un esclave “.

C’est en effet un pouvoir et un privilège que de pouvoir avoir du temps libre, de ne rien faire, de procrastiner, de choisir que faire et ne pas faire.

Alors rejoignez, vous aussi, la Procrasti-Nation !

L’art de ne rien faire : la pratique du sommeil pour une revendication politique

Femme d'affaires fatiguée dans des verres dormant sur la table à son lieu de travail

Ne rien faire est un privilège et s’approprier ce privilège devient bel et bien une revendication politique. C’est une action individuelle qui peut avoir une grande portée politique.

Dans une société dans laquelle le temps, c’est littéralement de l’argent, dans une société dans laquelle même les relations humaines obéissent à une capitalisation pure du temps, revendiquer une pause est un véritable acte politique.

Encore faut-il qu’elle soit bien faite. La pause doit être active. L’idée est d’arrêter le temps capitaliste ou autrement dit de vivre un temps plus humain. La procrastination est l’une de ces actions.

Le Niksen l’est aussi. La méditation et la pratique de la pleine conscience l’est également.

Le sommeil est un autre domaine de la vie qui est soumis au temps capitaliste et qui peut être réapproprié par des pratiques individuelles et collectives.

Quand on pense que sur la plupart des lieux de travail, il n’est pas possible de faire une sieste, de se reposer, de dormir quelques minutes pour se régénérer, ça en dit tout. Quand on pense aussi aux catégories de personnes qui travaillent la nuit, on voit bien que le sommeil est un vrai enjeu politique et instrument puissant du capitalisme.

Dormir est la meilleure des pauses. Elle permet au corps et à l’esprit de se renouveler pour fonctionner dans les meilleures conditions. Il suffit d’observer un.e chat.te pour s’en rendre compte.

L’idée est de réintroduire le sommeil et la possibilité du sommeil dans des espaces collectifs et publics comme les parcs, les écoles ou les lieux de travail.

Le sommeil devrait sortir de l’espace privée, il ne devrait plus être réservé seulement à la vie privée, à la maison, à l’intérieur, au chez soi, ou à la nuit.

En revendiquant son droit de dormir n’importe où ou d’avoir la possibilité de dormir n’importe où, on refuse la gestion capitaliste du sommeil.

L’art de ne rien faire activement et l’écriture

Vue latérale d'une femme brune souriante à lunettes assis près de l'arbre dans le parc et écrire quelque chose sur le cahier

Quand je pense à des manières de faire une pause, je pense à la pratique de l’écriture. Écrire est une pause en soi. Écrire, ça prend du temps. Écrire permet de faire une pause dans le temps. Mais il y a écrire et écrire.

Il y a des formes d’écriture plus reposantes que d’autres. Il y a des formes d’écriture plus repausantes que d’autres. L’écriture méditative par exemple.

L’écriture poétique. L’écriture introspective. Contrairement à la parole, l’écriture est par sa nature même plus réfléchie, plus lente, elle n’a pas la plupart du temps par besoin de se dépêcher.

L’écriture devrait être un moment conscient ou inconscient pour soi. Et faire une pause par l’écriture est le meilleur moyen de se donner le temps de la réflexion.

L’art de ne rien faire activement et les pratiques manuelles et artistiques

Belle femme africaine peinture sur le sol

Et oui, faire une pause, ce n’est pas toujours ne rien faire. Bien au contraire, en faisant quelque chose de subversif, on ralentit le temps capitaliste et on vit une pause efficace.

Utiliser ses mains pour faire des choses qu’on a l’habitude de faire automatiquement ou d’acheter déjà toutes prêtes est subversif.

Ça peut être cuisiner un plat de A à Z à partir d’ingrédients bruts, le plus possible. Ça peut être moudre son café avec un moulin à café manuel.

Ça peut être coudre des vêtements ou recoudre ses boutons, réparer ses vêtements au lieu de les jeter et d’en acheter des neufs. Ça peut être de construire soi-même des meubles ou autres objets utiles à la maison.

Ça peut être de faire ses propres glaces, ses propres yaourts, ses propres boissons fermentées.

Ça peut aussi être des pratiques artistiques. Le sport, la danse et le chant, c’est se réapproprier son corps. La musique, c’est accéder à un état de transe. L’écriture aussi, comme mentionné précédemment, c’est entrer en soi.

L’art de ne rien faire activement et l’art de la flânerie

Jolie jeune femme marchant dans le parc avec coucher de soleil en arrière-plan

Une manière de se déconnecter et de faire une pause, c’est la flânerie. L’art de la flânerie. Il n’y a rien de mieux que de sortir sans avoir du but. Seul.e ou accompagné.e.

Quelle bonheur que de marcher sans destination précise. D’errer dans la forêt ou bien dans les rues et le paysage urbain.

La flânerie est bien un art subversif qui permet de suspendre le temps. Voici un très beau texte tiré du blog Paris Perdu :

À l’ère de la vitesse, des échanges en temps réel, de l’Internet ultra-haut débit, de la communication à tout-va, de la mobilité (terme récurrent du management postmoderne…), du “bougisme” (“si tu bouges pas, t’es mort !”) … l’attente, la pause, la méditation prospective ou la suspension active … sont forcément des démarches subversives.

Mais, Dieu merci, il nous reste encore le temps de la flânerie …

Flâner, ce n’est pas simplement se promener, errer sans but, sans objectif, c’est plutôt produire en pure perte, pour le seul plaisir de produire, de se produire.

Il y aurait encore à faire une théorie de la flânerie, même si elle a déjà été bien entamée. Souvenons-nous de l’école péripatéticienne, de Baudelaire, de Walter Benjamin, des “écrivains-voyageurs”, des surréalistes, les vrais inventeurs de la dérive, puis de leurs fils spirituels, les situationnistes.

Dans la rêverie gratuite, dans le temps perdu, nous sommes hors de toute raison ratiocinante, dans une dépense toujours génératrice d’ouverture, d’illumination … Car, grâce à “l’apparition d’un lointain … si proche soit-il”, comme l’écrivait Walter Benjamin, la flânerie stimule la pensée, puis l’écriture … et plus généralement la créativité.

Oui flâner est un art …

Faire une pause efficace et positive : entre le passé, le présent et le futur

Une femme de détente au bureau décontracté reposant sur une chaise avec les mains derrière la tête

Faire une pause veut aussi dire faire une pause qui soit positive. Arrêtez-vous. Littéralement. Respirez. Fermez les yeux. Sentez votre corps. Restez ancré.e dans le présent. Réfugiez-vous dans l’ici et le maintenant.

Le problème dans nos modes de vie, c’est que nous n’avons le temps pour rien. Parfois, on se laisse trop emporter par les événements sans prendre la moindre pause, sans jamais s’arrêter.

En ne prenant jamais le temps pour dire stop et pour vraiment se figer pour une introspection, on finit par ne vivre ni dans le passé, ni dans le présent, ni dans le futur.

On est constamment soit en train de penser au passé, de se souvenir des événements passés, on regrette, d’être nostalgique ou au contraire soulagé.e. Ou alors on pense au futur.

On planifie des choses. On fait des plans. On prévoit ce que sera le lendemain. On est stressé.e par ce qui va venir. On a constamment des désirs pour le plus tard. On veut faire ci, on veut faire ça. On prévoit d’aller ici. d’aller là ou là-bas.

Bien sûr, on ne peut pas oublier le passé et on ne peut pas vivre sans projections. Mais faire une pause de temps en temps, régulièrement même, dans ce tourbillon de la vie comme dirait Jeanne Moreau dans sa chanson, est vital.

Il est essentiel de prendre de la distance par rapport à sa vie, à sa façon de vivre, aux événements qui s’enchaînent, bref au tourbillon de la vie en somme. L’idée est de contempler sa vie. C’est de s’arrêter pour voir tout ce que l’on a.

Il est bon de faire une pause pour accroître la positivité dans sa vie. Soyez reconnaissant.e pour tout ce que vous avez pu vivre, tout ce que vous avez, tout ce que vous avez eu, tout ce que vous aurez, tous.tes ceux et celles que vous aimez et qui vous aiment.

Concentrez-vous sur l’abondance qui est bel et bien présente dans votre vie. Remerciez tout cela.

Cultivez une attitude positive par rapport à votre vie. Remarquez les belles choses même les plus petites. Ainsi, vous deviendrez petit à petit l’épicurien.ne qui se contente de peu, qui se satisfait de tout, qui apprend à aimer la vie telle qu’elle, celui et celle qui évitent de se plaindre.

Il en faut peu pour être heureux.se comme dirait Poumba dans le Roi Lion. Et il a bien raison.

Souriez et la vie vous sourira !

Conclusion

Femme d'affaires souriante calme reposant sur une chaise de bureau confortable les mains derrière la tête

Il y a mille et une façon de faire des pauses. Faire des pauses régulièrement est la condition du bien-être non seulement individuel mais aussi collectif.

Chacun.e d’entre nous a besoin d’espace, d’une pause efficace pour pratiquer l’introspection, la distanciation et la gratitude pour tout ce qu’iel a dans cette vie.

La vie est courte et elle mérite d’être vécue soigneusement. Nous avons tous.tes besoin de temps de pause très fréquemment.

Faire une pause et revendiquer la pause ne sont pas des actions anodines. Elles comportent des dimensions fortement politiques. Si le temps de pause est bien fait, il devient subversif.

Des actions, même quotidiennes, comme le Niksen – l’art néerlandais de ne rien faire ou plutôt de donner la liberté à son cerveau de vagabonder -, la procrastination, la pratique de la sieste sur tous les lieux même publiques, l’écriture méditative et réflexive, la flânerie, la pratique des arts permettant une réappropriation de ses idées et de son corps, la pratique de l’épicurisme…

Toutes ces actions permettent de revendiquer une réappropriation politique du temps en tant qu’il est régi par des systèmes capitalistes complexes.

Ainsi derrière la pause, il y a non seulement le bien-être individuel mais aussi le bien-être collectif. De plus en plus de mouvements allant dans le sens de la revendication du ralentissement temporel capitaliste font apparition comme par exemple le mouvement Slow Life qui est originairement un mouvement militant pour le ralentissement des industries agricoles et alimentaires.

Le Slow Life peut être pratiqué non seulement dans l’agriculture, dans la consommation alimentaire mais aussi dans les autres modes de consommation comme celle du textile, des arts, de la culture et du temps.

Dans une société où le temps c’est littéralement de l’argent, il faut oser refuser l’argent pour ralentir et se faire du bien. Alors n’attendez plus ! Faites une pause !

 

Comment Aborder Son Crush : Découvrez 15 Meilleures Façons
← Previous
Quand Couper Les Ponts Avec Son Ex ? Les Bonnes Actions Aux Bons Moments
Next →